Derrière ce nom si poétique se cache une succession de traitements plutôt sévères pour transformer la peau brute en cuir.
D’ailleurs, si vous voulez des mots doux et des histoires qui font rêver, j’ai trouvé çà pour vous. Faites-nous savoir ce que vous en pensez !
Pourquoi cette appellation ? Ces opérations nécessitant beaucoup d’eau, autrefois, elles étaient exécutées directement dans une rivière ou à proximité.
Regardez ici pour avoir une idée des techniques anciennes.
Le travail de rivière consiste en une succession de 6 étapes :
Le trempage ou reverdissage
Cette première étape consiste à ré-humidifier les peaux salées ou séchées afin d’éliminer les produits de conservation (300 à 350kg de sel par tonne de peaux ! Le sel est éliminé au fil de l’eau par dilution) et les souillures. Cette étape permet également d’assouplir les peaux que le salage a rigidifiées.
L’épilage pelanage
Il s’agit s’éliminer chimiquement (sulfure de sodium et chaux) les poils et l’épiderme (kératine) par frottement ou rinçage.
L’écharnage
Les résidus de chair et de graisse sur les peaux sont éliminés, mécaniquement ou au moyen de solvants.
Le déchaulage
Cette opération consiste à éliminer la chaux et les substances alcalines que les peaux ont absorbées au cours de l’épilage-pelanage et à les préparer au tannage en les neutralisant.
Le confitage
Les derniers résidus de tissu sous-cutanés sont éliminés.
Le picklage
Avant le tannage, il faut acidifier la peau avec de l’acide sulfurique afin que le cuir gonfle et absorbe de manière optimale la liqueur tannante. La peau est également salée pour lui retirer toute l’eau. Et voilà ! la matière est imputrescible…
Et prête pour le tannage…
Étourdissant tous ces mots nouveaux, non ?
M.l.


jeu, mar 18, 2010
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